07.12.2006
Comment gerer un pays gavé facile
J'ai, en virtuel, acheté une île déserte pour être tranquille. Sur mon île déserte, c'est le bordel. Pardi, après avoir fait venir plein d'immigrés pour construire mon palais, maintenant je subis de plein fouet l'insécurité de ce qu'ils n'ont plus de travail alors ils taguent le cocotier. Et là, ça ne va pas, parce que pour régner tranquille, il te faut une minorité opprimée du fait que comme ça ils gueulent et tous les autres opprimés ils peuvent dire "fais chier les minorités opprimées là on n'entend qu'eux" et pendant ce temps, toi t'es tranquille Emile.
Par ailleurs, j'ai un problème de sécurité extérieure avec des gens qui menacent de tourner autour de mon île dans un hors bord tuning avec M.Pokora craché par 2 kilos de son. Alors j'ai beau être un mec paisible, il y a des limites, parce que ça, c'est un casus belli...
Vous allez voir, c'est pas compliqué la politique: je régularise 85 % des immigrés. 20% j'en fais l'armée et la marine, 40 % des fonctionnaires d'état et là, ils me sont fidèles du fait que c'est moi qui les paye. Bien sûr, pour canaliser tout ça, faut des syndicats sinon tu risques la révolution. 25 % supplémentaires c'est le secteur privé, et donc, bingo, quine que me reste t'il ? Hein ? Pardi, une minorité opprimée de 15 % de la populace. Au bout de quinze jours ils se divisent en factions encore plus minoritaires, c'est encore plus facile à gérer.
"Ouais, mais tu finances tout ça comment toi" que vous pensez. Vous allez voir, c'est gavé facile l'économie: je finance soit par la planche à billets, soit par le déficit, et non, ce n'est pas tout à fait la même chose, mais on va pas s'emmerder avec des détails. Puis si ça va pas, je déclare la guerre à l'île voisine, le peuple se soude derrière moi, cool Raoul.
Donc, vous voyez, c'est pas compliqué la vie. Suivez bien ce blog, d'ici quelque temps je vous explique d'autres trucs qui ont l'air compliqué, mais en fait c'est gavé facile.
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