29.03.2007

sale nain

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Que serait un jardin sans nain ? Rien. Aucun jardin digne de ce nom ne peut se passer du nain de jardin en plastique qui siffle quand vous passez à côté, grâce à son capteur infrarouge. A mon âge, se faire siffler, même par un nain de jardin, c'est flatteur. Ma femme a donc exaucé mon voeu le plus cher en me procurant cet article d'une délicatesse exquise. Quand je passe à côté, il siffle d'admiration, je tends mes biceps et serre les fesses.

medium_babar.2.jpgMa passion a longtemps été l'archéo, mais marre de chasser le silex et le sesterce, le denier et la fibule, j'ai fait le tour et ai trouvé à peu près ce que je voulais. Je me lance donc dans la recherche de fossiles. J'en suis encore aux balbutiements, donc rien de spectaculaire pour l'instant, puis qu'est que je fouttrais d'un squelette fossile de T Rex dans mon jardin, c'est d'un commun.

Tous les parvenus et les nouveaux riches ont ça. J'ai opté plutôt pour ce magnifique fossile qui me paraît être un mamouth nain, qui s'assortit très bien avec le nain de jardin soit dit en passant. Malheureusement, il ne siffle pas, mais je ne désespère pas de récuperer sur quelque vide grenier cet autre must qu'est le nain de jardin qui pête, et d'adapter la pêterie à mon fossile de manouth. Je pense que le Museum d'histoire naturelle serait vert de jalousie.

Mais même avec ces magnifiques arterfacts et objets technologiques, il me semblait que mon jardin manquait de quelque chose. La touche finale.

 

medium_dolmen2.jpgEh oui, les amis, un menhir. Si vous avez des idées quant à d'autres objets de bon goût dont je pourrais décorer mon jardin, n'hésitez pas je vous en prie: faites moi part de vos suggestions.

Le jardin, c'est un sujet sérieux.

27.03.2007

monuments historiques

medium_gogues_2.JPGJ'ai déja touché ici et ailleurs deux mots de mon île déserte virtuelle.

Le problème, que c'est que sur mon île déserte, on commence à être nombreux du fait de l'immigration pour construire mon palais et tout ça, et comme c'est une île déserte, il n'y a qu'un cocotier.

Moi, le matin en me levant, la première chose que je fais, je pisse contre le cocotier. C'est dans la nature ça, je veux dire le mec qui n'a pas d'arbre dans son jardin pour pisser contre, je le plains, psychologiquement il ne peut être bien, c'est forcément un dépressif ou un hypochondriaque, ces trucs là ça ne pardonne pas.

Re-problème, c'est tous les immigrés qui pissent aussi contre le cocotier, il faut attendre une heure le matin, sans compter que c'est l'infection.

Alors, j'ai décidé de construire des toilettes publiques. Mais pas n'importe quoi, hein. Le modèle ottoman. Vous connaissez mes convictions altermondialistes, je ne vais pas mettre des machins avec une cuvette et tout ça, je veux le modèle vrai: celui qui vous fait remplir votre froc si vous n'avez pas la bonne technique, celui qui quand vous tirez la chasse vous innonde les godasses et vous mouille le bas du pantalon, celui qu'il y a plein de petites mouches qui vivent dedans et qui colonisent les murs, et que vous pouvez tenter d'en avoir le maximum en orientant bien le jet. Celui qui se trouve dans la cave, en bas d'un escalier traitreusement glissant et médiéval.

Je vous le dis moi, sur mon île déserte, ce sera le paradis.

22.03.2007

La loi du talion

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Comme on le voit sur la photo, en matière de bricolage, je n'en suis plus à une couille près...

Ce n'est pas que je n'apprends pas de mes erreurs, je ne refais jamais deux fois la même connerie. C'est juste que je trouve toujours une nouvelle connerie à faire. Enfin, ceci pour vous dire que depuis que je suis revenu à la campagne, je me suis remis au bricolage, par nécessité et par goût. Ainsi, ce magnifique portail altermondialiste en bambou moisi et fil de fer, à faire palir d'envie le mec du pont sur la rivière Kwaï. medium_altermondialiste.jpg

Eh oui, l'autre soir en rentrant j'ai trouvé la voisine avec son vilain kiki en train de se promener dans MON jardin. Passe encore. Là où l'affaire prend une tournure résolument innaceptable est que le vilain Kiki, cet ersatz de chien de pétasse, à cagué sur le paillasson. Oui, en plein dessus. Et cette conne l'a laissé faire. Elle a eu la décence de s'éclipser avant que je puisse parler, rapport à ce que depuis que je ne suis plus un légume lexomilé j'ai tendance à dire ce que je pense avec une certaine franchise. J'ai donc ramassé la crotte de Kiki et l'ai posé sur le paillasson de la voisine.

Le lendemain matin, je connais la nature humaine, je fais gaffe en ouvrant la porte, cette vielle salope a remis la crotte de Kiki sur mon paillasson. Je le remets sur le sien. A mldi, c'est l'orgasme quand je vois qu'elle a marché dedans en sortant de chez elle.

Puis, pour mettre définitivement un point sur les "i", je fabrique de mes propres mains l'ouvrage ci-contre. Si vous aussi voulez un portail altermondialiste, n'hésitez pas à me contacter, je vous fais un prix d'ami, tous vos voisins sont verts de jalousie.

21.03.2007

le management au secours de l'art

Vous vous demandez sans doue à la lecture du précédent article où je me faisais fort de rendre célèbre ma copine artiste comment je compte m'y prendre pour vendre ses toiles et provoquer autour de son oeuvre une agitation de nature à remuer le monde de l'art? Vais-je coucher avec quelque critique connu ? Que nenni, je passe assez de temps comme ça sur le dos. Non, c'est simple; nous habitons en zone semi-rurale, je vais donc utiliser des techniques de marketing adaptés, à savoir une expo à la salle des fêtes municipale, entrée payante 3 euros avec ticket numeroté, et à chaque toile vendue tirage d'une bourriche avec de nombreux lots à gagner dont une longe de porc, un aspirateur, un pannier garni. Si on ne fait pas 3000 minimum entrées, je me fais moine. au fait, le lien pour voir ses oeuvres c'est ICI

19.03.2007

Les couilles en or

medium_copyrighted.jpgJ’ai déjà dit par ailleurs tout le mal que je pensais des « pwets », ces ectoplasmes nocifs qui à l’aide d’un dictionnaire de rimes débitent au kilomètre un ersatz de poésie qu’ils infligent ensuite via Internet à un public qui ne mérite pas cela. Pareil pour les croûtons, ces pingouins qui à l’aide de couches de 3 mm d’acrylique réalisent des « œuvres abstraites » dont avant de les avoir terminées ils n’ont pas la moindre idée de ce à quoi elles vont ressembler (généralement à  rien), puis les baptisent de titres pompeux tels « Immaculé Conception » alors qu’à mon sens c’est plutôt d’accident de contraception qu’il faudrait parler.

J’ai aussi parlé de ma vision de la musique comme langage ultime, vecteur émotionnel pur, et de mon aversion pour la peinture en général. 

Cet « article » contrevient à  toutes les règles du journalisme, au premier rang desquels : le sujet de l’article doit être évident dès les premières lignes… Parce que le sujet de la présente est la peinture de ma cop’s, une nana qui a un CV en matière d’art plastique ou autre qui ne tient pas sur moins de trois pages mais ça, on s’en fout, car cette nana a un talent dingue. Et elle ne sait pas se promouvoir. Donc, j’ai décidé de prendre les choses en main, de la rendre célèbre moyennant un pourcentage, faut quand même déconner. Elle est partagée entre l’envie de faire connaître son œuvre et la peur qu’on la lui pique, c’est ce pourquoi le tableau ci-dessus est en photo de basse qualité et tronquée. C’est aussi celle qu’elle considère comme sa plus mauvaise.

Bien-sûr, l’on pourra me taxer de partialité vu que c’est ma moeuf, mais l’économie de trait et de matière pour un rendu donné qui la caractérisent me bluffe. De même que l’équilibre que je trouve parfait entre figuratif et abstrait : ses toiles peuvent indifféremment se voir des deux perspectives. 

Allez, je lui refais un site décent, et je mets un lien d’ici quelque temps. En attendant, suffit de cliquer sur l'image pour l'aggrandir.

17.03.2007

J'ai raté '68

En maison de repos les journées sont longues, et les opportunités nombreuses. Alors forcément, j'ai eu une opportunité. Malheureusement, les réunions en chambre sont interdites. Les réunions c'est plus d'une personne dans une seule chambre... Bon, tu repères les horaires de passage des surveillants, et tu fais ta réunion discret sans crier comme un goret, c'est la moindre des choses. A part qu'un soir le veilleur est passé plus tôt que prévu et la chose en plus s'éternisait, pardi à force de faire des réunions dans ma chambre, il me fallait du temps, les réservoirs étaient vides en quelque sorte quoi. Donc, j'étais allongépar terre en réunion derrière la porte au cas où , en train de pratiquer un sport, le nombre magique (70 moins un), que j'ai découvert sur le tard mais je me ratrappe férocément là, derrière la porte donc quand la poignée s'est baissée. J'ai levé la main pour bloquer la poignée et un bras de fer s'est engagé pendant que le mickey essayait d'enfoncer la porte et moi de résister, et pendant ce temps la personne avec laquelle j'étais en réunion s'enfuyait à la salle de bains où elle s'est cassé la figure sur les gogues fautes de trouver la lumière et s'est étalé de tout son long en criant des gros mots que mon lectorat que je sais sensible me saura gré de ne point répeter ici.

L'autre a fini par arriver à ses fins et entrer dans la chambre où il m'a jeté un regard et un seul puis a commencé à hurler « sortez de la salle de bains Madame » pendant que moi je le raisonnais en lui disant que tout le monde baisait avec tout le monde ici et d'abord pas moi c'était juste un 69. Enfin, il a fini par promettre de ne rien signaler à condition que je ne recommence pas (il y a des gens, je vous jure, ils croient au père noël), puis a sauvé la face en disant bon de toute manière je ne vous ai pas trouvé en position compromettante ce qui est vrai si l'on considère qu'être allongé parterre derrière la porte avec le calbut autour des chevilles et des traces d'escargot sur la barbe c'est pas compromettant alors qu'on a même pas fait un malaise ni rien.

La maison de repos en fait, il y a de bons côtés.

06.03.2007

Pèter la forme

Bref, pour une fois je vais esayer d'être bref. Suite à une série de malaises physiques il y a dix ans de ça, une rapide série d'examens, on m'a mis sous lexomil, une merde plus addictive que l'héroïne avec une indication thérapeutique de cinq semaines, sous prétexte que le diagnostic était "vous n'avez rien c'est nerveux". Le problème de cette molécule (il y a le mot "cule" dans molécule, on le remarquera en passant) et des autres benzos est que quelque soit ta maladie, après en avoir pris, tu te sens mieux. Forcément, t'es heureux et space. Pour peu que tu l'associes avec un laxatif, t'es dans la merde jusqu'au cul, mais heureux. Après cinq semaines, t'as plus l'effet boeuf, t'augmentes les doses avec l'accord de ton médecin et ses convetions aux  baléares généreusesment offerts par les ets duschmoll fabriquant de psychotropes légaux, tu te retrouves très diminué. Puis quasi légume.

Il y a, 'chais pas, un mois et demi de ça j'ai décidé d'en finir, j'ai pris une ceinture que j'ai attaché à une branche adéquate et j'étais sur le point de crever quand j'ai été sauvé par un connard de chasseur qui au lieu de massacrer les cochongliers a décidé de se laver de ses pêchés et n'amméliorant pas le génome humain en m'en laissant paisiblement m'en retirer. Suite à quoi je me suis rendu 48 heures après chez les fous de l'hôpital de fous où j'ai rencontré une jeune docteurr pas folle qui m'a dit STOP les conneries, sevrage total et immédiat du lexomil. J'en ai chié. Mais alors chié. Je suis resté quatre jours et merci la nouvelle loi sarko je passe grace au fichage des gens qui passent en etablissement psy à la postérité pour au moins trois ans, à moins que ce ne soit pour toujours si leur fichier fonctionne comme le fameux STIC... puis j'ai été dans une maison de repos.

Il y avait beaucoup de pathologies différentes, un max quand même de gens qui ont le cerveau détruit par des schizophrénies et des remontées d'acide induites par l'emploi de substances illicites. Le truc bizarre, c'est que sans exception, tout le monde petait violemment et ça ne sentait pas la rose croyez moi. Il y avait aussi un atelier d'ergothérapie où les djeunns profitaient de la venue d'un potier pour se confectionner des narghuilés artisanaux. La moitié des patients était bi, et personne ne savait qui couchait avec qui, ce qui explique peut être que tout le monde petait, va savoir...

Enfin, je suis sorti, je vais mieux, je vais me marrier et me faire un tatouage, les deux seules conneries que je n'ai pas encore faites dans ma vie. Elle est belle ma moeuf, elle peint comme un grand maître (ele est assez connue même), et je l'aime.

Comment ça, ce con de chasseur pouvait pas le laisser crever ?

So, I'm back. Laissez moi 15 jours pour m'organiser une peu, et vous allez tous en baver telement que je vais vous pourrir la vie avec mes blogs !!!

 Vous m'avez manqué !

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