14.05.2007
ARTICLES DE JARDIN CONCEPTUELS
Plus tendance on ne fait pas. Voila ma dernière création, la favella de jardin. Oui, vous aussi mettez un bout de bidonville art moderne dans votre jardin. Vous regardez comme ça, vous vous dites gavé facile, c'est des bouts de bambou avec de la ficelle biologique et une bâche à bois. Non, mes amis, c'est un message artistique. Le but de l'art étant bien entendu non de répondre aux questions mais de les poser, je crois. Enfin, pour 150 000 euros je vous vends la création et tous les matins vous la contemplez depuis votre fenêtre de salle à manger, sauf si vous êtes comme Tant-Bourrin et cie et que vous chiez la fenêtre grande ouverte pour d'une part profiter du paysage, d'autre part laisser en profiter les paysans.
Enfin, tout ça pour dire qu'il y a plusieurs manières d'attirer l'attention sur un problème, la plus classique et la plus difficile étant celle choisi par l'excéllent Yves avec son non moins excélentisime article.
Sinon, a force de remplir mon jardin de trucs conceptuels je commence à avoir des problèmes de voisinage rapport à ce que mes voisines ne comprennent par ce que je branle avec une boule de pétanque rouillée et dix mètres de déscente de goutière en spirale marquée "OLEODUC" débouchant sur un marteau qui oblitère un santon chameau, ni ce que c'est que ce merdier de cailloux cassés partout et tout ça que je tape dessus avec un burrin jusqu'à deux plombes du mat', que veux tu l'art néo-conceptuel post industriel c'est pas à la portée de tout le monde. Et pour rester dans les problèmes de voisinage, un sujet récurrent sur ce blog, l'une des voisines m'a appris que celle de dessus "c'est une salope" eu égard à ce quand les pompiers sont passés l'autre soir c'était parcequ'elle saignait, s'étant endormi bourrée dans la baignoire avec son vibromasseur La Redoute encore en route, suite à quoi une troisième voisine m'a appris que les deux premières étaient brouillées parce que la première aurait preté un vibro à l'autre qui aurait refusé de lui rendre en disant que c'était le sien. Bref, j'ai cherché vibromasseurs sur le site La Redoute, et je suis tombé dessus, heureusement au figuré, pas au propre. Il y même un gode pingouin qui se monte dans la baignoire sur un socle en forme d'iceberg, ce qui peut expliquer qu'il y a eu une embrouille avec la facture d'eau où il y en a une qui a trois fois la consommation de l'année dernière et elle jure qu'elle ne comprend pas. T'as même des vibros canard, quoique le jaune est à 29,90 là ou le noir est soldé à 19,90, c'est de la discrimination et si par ailleurs quelqu'un peut m'expliquer pourquoi bordel de bordel quelque tarée voudrait un gode en forme de pingouin, je lui en saurai gré...
Chers lecteurs, vous connaissez ma démarche artistique, j'ai immédiatement vu les possibilités pour le vernissage de mon expo d'art conceptuel: un happening où on fait une omelette géante dans la baignoire avec des vibromasseurs zoomorphes mais ma cop's elle dit c'est pas sûr que l'omelette elle est bien mélangée, sur quoi je lui réponds à braire au moins il y aura du sport, il y en aura plein les murs, on appelera ça "dégats collatéraux" ou un truc comme ça.
'Tain, drôle de monde où t'as les trois quarts de la populace qui creve de famine où est en esclavage (n'oubliez pas de visiter l'article de Yves !!!) pendant que des hystériques chez nous se détruisent avec des godemichets vendus par les catalogues généralistes de VPC...
En tout cas vous me direz pzut être que j'ai une imagination débordante, mais vu tout ce qui précède et les possibilités de malaxage de ces engins, tu vas plus me faire bouffer un croissant sans que je connaisse bien le patissier, des fois que on ne sait jamais.
Puis pour terminer je fais un truc que je ne fais jamais, mais c'est trop bon puis ça doit être pas loin du domaine publique sans compter que le son est merdique et je vous encourage à acheter la vraie version NEUF et EN MAGASIN: une de mes musiques favorites.
21:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
07.05.2007
Gloire

Bon, j'avoue que j'ai eu hier soir la flemme de déscendre dans la rue en agitant un drapeau tricolore, alors à l'aide de divers outils dont un tournevis cruciforme qui m'a été d'un grand secours, j'ai réalisé une skulpture néo-conceptuelle assymétrique post-industrielle. Oeuvre dont je suis assez fier en fait.
Evidemment, il y a un message, car, coco, le message est tout dans l'oeuvre.
J'ai utilsé de l'émail dilué bleue parce que c'est la seule que j'avais sous la main. Faut pas y voir un message, quoi que vous voyez ce que vous voulez.
D'ailleurs, c'est ce que je vais faire: attendre et voir.
13:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.04.2007
le marché de l'art en émoi


Cette deuxième oeuvre qui laisse pantois les critiques les plus blasés a failli attirer à l'artiste de sérieux problèmes conjugaux, comme en atteste son interview à Nawak New Art Mag:
GW: "Tu vois Coco, c'était samedi dernier, j'étais chaud tu vois si tu vois ce que je veux dire je veux dire il était tard et j'étais dans le jardin et ça m'a pris tout d'un coup quoi..."
NNAM: "Ah ouais je vois tu vois tu veux dire c'était conceptuel quoi, enfin tu vois je veux dire"
GW: Exactement, conceptuel, c'est ça oui; c'est cool on est sur la même longueur d'onde man, c'est funky t'as vu".
NNAM: "Ah ouais cool t'en veux ?"
GW: "Merci man, donc tu vois j'étais chaud, j'enfile le préservatif tu vois et j'entre dans la chambre mais ma femme elle dort déja, tu vois la scène quoi et je la réveille et elle me dit pas ce soir j'ai mal à la tête" pas cool alors je vais dans le jardin. Et la il s'est passé un truc, un happening tu vois, le nain de jardin me siffle, tu vois man j'ai plein le jardin des nains qui petent et qui sifflent, c'est conceptuel quoi, et là je vois que j'ai le préservatif qui pendouille lamentablement et ma femme qui a mal à la tête et je vois le nain et j'ai une illumination. J'enfile la capote sur le nain et j'appelle l'oeuvre Blanche Neige et la Migrain tu vois, je le prends sous le bras et je rentre dans la chambre pour montrer ça à ma femme parce que c'était trop monumental et elle me dit "je t'avertis GW c'est pas question tu prends ça et tu le remets dans le jardin là tu dépasses les bornes tu t'approches pas de moi avec ce truc demain je fais mes valises et je pars chez ma mère".
NNAM: "Ouais c'est conceptuellement pas cool cette histoire je veux dire c'est de l'art et ta femme a cru que..."
GW: ouais depuis je lui ai expliqué mais elle comprend pas mon art."
21:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20.04.2007
La relecture ???

"L'absolu c'est le simple, et la recherche de l'absolu n'est qu'une originelle conséquence du moindre effort" (Clémenceau, dont une autre citation excellente est une sorte d'hommage -ou oraison funèbre- a un rival politique notoirement homo: "il ne manquait pas de courage, il avait des couilles au cul: malheureusement ce n'étaient pas toujours les siennes"). Et pourquoi cette première citation de Clémenceau ? Un article de Manou sur sa manière d'écrire, de se relire, de dormir dessus, de chercher, l'absolu, la perfection. Pour moi, ça se défend, mais j'ai abandonné cette manière d'écrire, je préfère le tout venant, la spontanéité: "on n'écrit pas un roman d'amour pendant qu'on fait l'amour" (Colette); "Rien ne sert d'être vivant, s'il faut qu'on travaille" (Breton) ou encore du même "Dites vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui menent à tout. Ecrivez vite, sans sujet préconçu, assez vite pour ne pas retenir et ne pas être tenté de vous relire". Voilà, petit étalage de citations, c'est fini, promis...
Et la photo du ruisseau ? Parce que, votre honneur, c'est la campagne, et comme j'ai l'habitude de l'assener ici, j'aime la campagne. Tu vois ça en ville ? Que nenni. Ce que tu vois en ville, c'est ça:
c'est un minigolf je crois, sauf que la déliquence sénile a fait des dégats irréversibles, toutes les mamies font faire popo à leur caniche dans le trou, à l'abri des regards.
Va faire le Tiger Woods au milieu de ce merdier... Que des bogeys en plus. Ce qui amene à deux réflexions importantes: avec le viellissement de la population, le papi-boom, la gérontocratie, la société va radicalement changer, puisque nous sommes en démocratie, et que le vieux sont plus nombreux; comme le chantait Brel, "Les Bourgeois c'est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient con". On n'est pas sortis de l'auberge, croyez moi, et si Le Pen passe, les vieux ils vont m'entendre gueuler. Sinon, la deuxième reflexion "importante", c'est que les gosses s'amusent d'un rien, mais alors d'un rien. Tu leur achete des cadeaux cheros, ils les cassent. L'autre jour, j'ai enterré à fleur de gazon des pots de yaourt pour faire les trous, un parcours 7 trous, et le petit a passé sa matinée entière à tenter des hole in one avec une balle de golf et un gros morceau de bambou en guise de club. Va faire ça sur ton balcon en ville... Tiens, ce weekend, je fais un parcours 17 trous avec des bacs à sable (le bac à sable c'est quand les chats te fauchent la balle), le gosse je suis sûr je le bats, triple bogey à la 14 et 6 sous le par, c'est courru d'avance. Attendez, je n'ai pas fini, j'ai une exclusivité: des photos de moi. Tout le monde met sa trombine en ligne, pourquoi pas moi, hein ???
Eh oui, dans moins de cinq ans cinquante balais, et je voterai à droite...
L'église romane du XII eme est à portée de vélo de chez moi. La campagne, c'est ça aussi.


Sinon, le bordel en pierre, c'est une sculpture intitulée "La Veuve Joyeuse", de moi. Oui, je me suis mis à la sculpture, en témoignent deux autres photos. Je sais pas encore ce que c'est, mais je vous assure que ca va être bien quelque soit le résultat final et sa taille, un peu imprévisible du fait que quand tu frappes vraiment fort avec le marteau c'est dur de prévoir la taille du morceau qui va partir en orbite. Puis la sculpture, tu peux faire ça à la la campagne, tu fais le bruit que tu veux d'abord, et ça fait du bruit la sculpture, c'est pas un truc de gonzesse, faut latter carrément fort avec un marteau et du matos d'occase de tailleur de piere acheté 5 euros à la Foir'Fouille, t'as des éclats qui volent partout, c'est un peu Sarajevo pour moi la sculpture. N'empêche, je considère toujours la peinture, la sculpture et consorts comme des arts mineurs, ou plutôt des plaisirs d''esthète plutôt que des formes réelles d'expression, même si une émotion peut survenir à leur vue.


13:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.03.2007
Les couilles en or
J’ai déjà dit par ailleurs tout le mal que je pensais des « pwets », ces ectoplasmes nocifs qui à l’aide d’un dictionnaire de rimes débitent au kilomètre un ersatz de poésie qu’ils infligent ensuite via Internet à un public qui ne mérite pas cela. Pareil pour les croûtons, ces pingouins qui à l’aide de couches de 3 mm d’acrylique réalisent des « œuvres abstraites » dont avant de les avoir terminées ils n’ont pas la moindre idée de ce à quoi elles vont ressembler (généralement à rien), puis les baptisent de titres pompeux tels « Immaculé Conception » alors qu’à mon sens c’est plutôt d’accident de contraception qu’il faudrait parler.
J’ai aussi parlé de ma vision de la musique comme langage ultime, vecteur émotionnel pur, et de mon aversion pour la peinture en général.
Cet « article » contrevient à toutes les règles du journalisme, au premier rang desquels : le sujet de l’article doit être évident dès les premières lignes… Parce que le sujet de la présente est la peinture de ma cop’s, une nana qui a un CV en matière d’art plastique ou autre qui ne tient pas sur moins de trois pages mais ça, on s’en fout, car cette nana a un talent dingue. Et elle ne sait pas se promouvoir. Donc, j’ai décidé de prendre les choses en main, de la rendre célèbre moyennant un pourcentage, faut quand même déconner. Elle est partagée entre l’envie de faire connaître son œuvre et la peur qu’on la lui pique, c’est ce pourquoi le tableau ci-dessus est en photo de basse qualité et tronquée. C’est aussi celle qu’elle considère comme sa plus mauvaise.
Bien-sûr, l’on pourra me taxer de partialité vu que c’est ma moeuf, mais l’économie de trait et de matière pour un rendu donné qui la caractérisent me bluffe. De même que l’équilibre que je trouve parfait entre figuratif et abstrait : ses toiles peuvent indifféremment se voir des deux perspectives.
Allez, je lui refais un site décent, et je mets un lien d’ici quelque temps. En attendant, suffit de cliquer sur l'image pour l'aggrandir.
18:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


