23.11.2007
L'agonie: une dernière pour la route
Goin' out in a blaze of glory
Dans mon précédent post, j'annonçais la mort de ce blog qui n'en finit pas de renaître, quoique d'aucuns pourraient parler de fausse-couche ou de méprise entre le placenta et le bébé, et si vous repassez par ici vous constatez qu'une fois de plus, le blog qui n'en finit pas de mourrir à un dernier soubresaut, comme un Joe Cool revigoré qui réchauffe le buzz avant de faire tourner et de s'effondrer et qu'est-ce que ça peut bien fouttre que ça n'a ni queue ni tête ce que j'écris, pourvu que ça ait des couilles ?
Ce que vous voyez en photo, c'est ce que je laisse: Les Landes, une infinie étendue de foret de conifères, et des routes plates propices à la pratique du vélo. Parce que Man, quand t'as deux grammes dans chaque narine, un faux plat et du vent dans le dos, tu peux mettre du braquet, du gros, et en 52 x 12 tu moulines sans même avoir été voir un docteur Italien ni rien. Là, ça défile gravos de chez ta race de chez ta soeur/mère (biffer la mention inutile), et ça te fait prendre conscience que tout est relatif Man, putain, fais passer Joe, t'es en train de fumer le carton. Ouais, relatif, parce que en mob tu vas aussi vite sans même t'exploser les burnes sur une selle Brooks Pro en cuir dur comme du béton, mais t'as pas la même satisfaction en mob, et j'entends pas par là que la satisfaction c'est de s'exploser les gonades sur du matos de collec, mais plutôt que sur un vélo le rapport entre l'effort fourni et le résultat est direct et propice à la procuration (m'en fous que ça se dit pas) du plaisir, qui est le début du bonheur et on s'en fout que le bonheur est un moment fugace, le tout est de le connaître de temps à autre.
Et donc, je veux en venir où ? Nulle part Man, I got no Agenda, Joe. Nan, je veux juste que ce blog se termine dans un délire terminal digne de ce qu'il fût, et là, point de vue grammaire, ça en jette même si c'est pas correct, à la limite c'est relativement insignifiant la correction en matière de grammaire pourvu que ça sonne. Ouais Joe, tu vois, je suis devenu le Quasimodo de la cloche grammaticale, arc bouté sur ma cloche, han-han-han tiens tiens ding dong prends ça, c'est le glas qui sonne ou c'est Quasimodo qui a une montée de sève est la question que se pose tout le village ?
Le village ? Joe, c'est de la bonne, regardes un peu la chute/transition que je viens de me faire. Je quitte la capitale des landes et son pont (on remarquera en passant la renaissance d'une forme d'expression basique par le truchement d'un art pariétal sommaire et primitif, juste au dessus du vélo, c'est l'oeuvre de la génération des bac +5 lettrée mais analphabète, ces pauvres gamins a qui l'éducation nationale a laissé un phimosis cérébral). Et je vais où Joe. Gaffe Joe, t'as une cendre incandéscente qui est tombée sur ta chemise. Je vais habiter le trou du cul du monde. 117 habitants, dont une majorité de chats errants, et deux rosbifs végétariens. 120 m2 de vielle pierre, un four à pain 17 ème dans une grange, un garage. Et un jardin. Et c'est là où je crois que je voulais en venir tu vois Joe, c'est quand tu débarques pour conclure le deal sur la barraque, tout a l'air trop beau, vu le prix tu te dis il y a un truc ou j'ai une remontée de cacolac t'as vu, puis tu comprends: le jardin est de l'autre côté de la route.
Et c'est là que tu vois, Joe, que des fois l'histoire c'est pas cool, parceque dans le temps d'il y a 50 ans de ça, c'était un chemin à boeufs qui passait dans les cours des fermes, puis un jour il y a un connard qui a décidé qu'il fallait goudronner tout ça, le matin le mec qui habitait là en ces temps là, ben il a du croire que c'était un truc qu'il avait fumé Joe, parce que son jardin était de l'autre côté de la route, ce qui est positivement pas cool comme concept, tu vois Joe, t'es un mec normal t'as un arbre dans ton jardin, le matin tu sors sans un souci et tu pisses contre l'arbre. Ben là, zobi la mouche, c'est finito, t'as intérêt à te jeter ton petit dej et fumer tes clopes avant de pisser, sinon tu sors nonchalamment pisser, tu finis incrusté dans les rainures des pneus d'une moissoneuse batteuse. Donc, il a fallu mettre le tout à l'égout pour avoir des gogues dans la maison.
Mais Joe, tu vois Man, comme I ain't got no Agenda Man, I'm gonna have the time of my life. En d'autres termes, je retourne à la campagne, la vraie, et je fais du vélo, je fais du détecteur de métaux, je vis. Et ce blog meurt. RIP.
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