07.12.2006
La Glorieuse Mort de Heinrich
Je viens vous raconter la terriblement triste mais glorieuse fin de mon poisson rouge, ceci suite à sa la lente agonie : des jours durant, il a nagé à l'envers dans son bocal, luttant désesperément pour respirer tant et si bien qu'à la fin j'ai du me résoudre à abrgèger ses souffrances.
Je l'ai sorti de son aquarium, l'ai délicatement posé sur le balcon et, car je voulais l'expédier le plus proprement possible dans le grand au-dela des poissons, la larme à l'oeil lui ai assené un ferme quoique pas spécialement violent coup de marteau de carrossier sur la tête.
Or, et c'est ici que les choses se gâtent, non seulement je vise très mal, mais je ne suis pas bricoleur pour un sou et il semble avec le recul que l'outil que j'avais pris pour procéder à l'euthanasie n'était pas celui qu'il eut fallu (peut-être un maillet en caoutchouc eut il été plus efficace?), car Heinrich s'est pour ainsi dire volatilisé, ou pour être plus précis, s'est violemment dispersé en plusieurs directions dans une sorte de silencieuse et molle déflagration, un feu d'artifice sans étincelle ni gerbe.
La mémoire de Heinrich est donc gravée de manière indélibile sur le sol de mon balcon, et le soir venu, lorsque les étoiles apparaissent et que je repense avec nostalgie a mon petit poisson, j'aime à croire que les parties de lui qui ont été projettées jusqu'à sur le parking de la résidence se trouvent maintenant, par le truchement de l'adhérence aux pneus d'un poids lourds Polonais, glorieusement réparties à travers toute l'Europe routière. A moins qu'incrusté dans les rainures de la semelle élastomère de quelque Golden Boy tombé bien bas, un fragment ses mortels restes n'arpente quelque rue piétonne en demandant "t"as pas deux euros pour manger?".
C'est tout de même une fin autrement plus glorieuse que de disparaître dans les égoûts de la ville après avoit été balancé dans les chiottes, puis congédié d'un distrait appui sur la chasse d'eau.
Heini, tu me manques. C'est toujours les meilleurs qui partent les premiers. Puis comme le disait je ne sais lequel de tes compatriotes: Heini, wie Phoebus mit schnellen pferden, dürch die neugeborne schnee du eilst, une sofort bin gemüdclichenfroh dass wieder du obergruppenschandenerbst uber die stellengesturb...
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